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En 1964 ,lonnie zamora, un policier du nouveau-mexique,prétendit avoir vu
un engin volant et deux extraterrestres.
35 ans plus tard, ZAMORA maintient toujours ses affirmations. Et à ce jour, aucune
enquête n'est venue démentir son témoignage.
C'est dans les collines des environs de Socorro, au Nouveau-Mexique (États-Unis), que le policier Lonnie Zamora (ci-dessus) rencontra un ovni,
en 1964. l'affaire fit alors grand bruit et , à l'issue d'une longue enquête, le dossier est aujourd'hui classé “ cas inexpliqué”
En cet après-midi du 24 avril 1964, le ciel est clair et ensoleillé au-dessus de Socorro, au Nouveau-Mexique (États-Unis). Un vent fort souffle qui ne laisse que quelques rares nuages dans le ciel dégagé. Il est 17h45. Lonnie Zamora est aux trousses d'une Chevrolet noire pour excès de vitesse. La routine pour cet agent de la police locale qui, en cette fin de vendredi, songe au week-end tout proche.
Mais, soudain, il aperçoit une flamme se découper sur l'horizon, accompagnée d'un fort vrombissement. Zamora n'hésite pas un seul instant. Il abandonne la poursuite de la Chevrolet pour se diriger vers la mystérieuse flamme. En effet, à proximité, se trouve un hangar où est entreposée de la dynamite. L'entrepôt aurait-il sauté?
Alors qu'il suit le chemin caillouteux qui mène au hangar, le policier remarque, à environ 240 mètres, un objet brillant. Il s'arrête et descend de voiture pour mieux observer la scène. À distance, il croit voir la carcasse d'une voiture retournée autour de laquelle s'activent deux enfants en combinaison blanche Probablement un accident, songe-t-il. Pour en avoir le coeur net, Zamora remonte en voiture et se dirige vers les lieux
Tout en conduisant, il signale sa position,par radio, au bureau du shérif de socorro Arrivé à une trentaine de mètres du véhicule , il s'arrête, ouvre la porte, mais fait tomber son micro. Il a tout juste le temps de se pencher pour le ramasser qu'il entend de nouveau le même vrombissement.
Il relève la tète pour constater, stupéfait, qu'il s'est trompé. L'engin qu'il voit s'élever sous ses yeux ne ressemble en rien à une voiture ! L'objet décolle à la verticale, tout en diffusant une lumière bleutée à sa base. En dessous, une flamme orange soulève la poussière sans qu'il y ait pour autant la moindre fumée. Alors que l'objet se trouve à environ un mètre du sol, Zamora remarque qu'il est pourvu de pieds fixés à la partie inférieure.
D'ETRANGES ECUSSONS
Plus tard, Zamora fournira une description plus détaillée : l'engin, de teinte aluminium, est en forme d'oeuf, sans portes, ni fenêtres, ni aucun autre détail extérieur, si ce n'est des inscriptions rouges sur les côtés, à mi-hauteur, ressemblant à des insignes ou des ecussons. Pour l'heure, Zamora est saisi de panique . Le vrombissement augmentant, il craint que l'objet n'explose.Mais, alors qu'il s'apprête à redescendre la colline en courant, le bruit cesse.Un tant soit rassuré, il se réfugie derriere un buisson pour mieux suivre la trajectoire de l'engin qui s'éloigne en direction du sud-est. Puis il court vers son véhicule, non sans garder un oeil sur la scène. Avant que ce qui allait devenir officiellement «l'affaire de Socorro» ne parvienne en haut lieu, un certain nombre de témoins se rendirent sur les lieux dans les heures qui suivirent. Dans un premier temps, Zamora, tout juste revenu de ses émotions, contacta Ned Lopez, l'opérateur radio de la police. Il lui demanda de scruter le ciel à la recherche de quelque engin volant. « Cela ressemble à un ballon», précisa le policier. Mais, en quelques instants, l'objet avait atteint une altitude considérable et avait disparu dans le lointain.
Zamora communiqua alors à Lopez et au sergent Samuel Chavez, un militaire de l'État du Nouveau-Mexique, les indications nécessaires pour qu'ils le rejoignent. En les attendant, il fit un croquis des insignes qu'il avait remarqués sur l'engin, puis il retourna sur le lieu de l'atterrissage où, à plusieurs endroits, brûlaient des broussailles.
LE DIABLE EN PERSONNE...
Le sergent Chavez ne tarda pas. Et, jetant un coup d'oeil à Zamora, tout pâle, il lui dit : « On dirait que tu as vu le diable en personne. » « Cela se pourrait», répondit Zamora d'une voix éteinte. Se ressaisissant, il lui raconta toute l'histoire. Les deux hommes inspectèrent ensemble les environs de la ravine. Ils trouvèrent des traces de feu de-ci de-là. De la fumée se dégageait d'un buisson carbonisé, alors qu'il n'y avait ni flammes, ni braises.
Chavez nota que le buisson se trouvait au centre de quatre empreintes rectangulaires. Plus tard, Chavez, en bon enquêteur scrupuleux, fouilla discrètement la voiture de Zamora. Il voulait s'assurer qu'elle ne contenait pas d'outils ayant pu servir à simuler des traces d'atterrissage. Mais ce fut en vain. Quelques minutes plus tard, Ted V. Jordan, un policier de l'État, et l'adjoint au shérif, James Luckie, débarquaient. Eux aussi examinèrent les lieux puis prirent des photos.À 19 heures, Chavez et Zamora rentrèrent au poste de police. Zamora s'y entretint avec J. Arthur Byrnes Jr, un agent du FBI qui travaillait sur une autre affaire mais avait eu connaissance de l'incident par la radio de la police.
Byrnes contacta immédiatement le capitaine Richard T. Holder, le militaire le plus gradé des environs. Vingt minutes après, Holder interrogeait Zamora en compagnie de Byrnes. Puis il alla à son tour inspecter les lieux, escorté de plusieurs agents de Socorro. Dans la soirée, Holder informa la police militaire, qui vint clore le site avec des cordes afin d'en interdire l'accès. À la lumière de lampes électriques, des mesures furent prises et des échantillons collectés. À une heure du matin, Holder bouclait son rapport sur l'incident. Et, dans la matinée, il s'entretenait par téléphone avec un colonel qui l'appelait de la pièce de guerre des chefs d'état-major, au Pentagone, et voulait être mis au courant, point par point, de l'incident.
ENQUÊTE DU PENTAGONE
C'est donc dès le lendemain des faits, le 25 avril, que démarra l'enquête officielle, menée par l'armée de l'air. Le dossier atterrit sur le bureau du major Hector Quintanilla, chef du projet «Blue Book». En effet, depuis 1952, cette équipe de militaires avait la délicate charge d'étudier tous les dossiers relatifs à des observations d'engins volants non identifiés. Avec pour objectif principal de s'assurer que ces phénomènes n'attentaient en rien à la sécurité des Etats-Unis...
Quintanilla procéda en plusieurs temps. Tout d'abord, il mit à contribution les laboratoires scientifiques de l'armée. Il fit vérifier la radioactivité du site, mais les résultats furent négatifs. Ses enquêteurs ne trouvèrent pas non plus d'enregistrement radar du passage de l'objet. Parallèlement, des échantillons de terre furent analysés. Une spectrographie, achevée le 19 mai, révéla que le site ne recelait pas de résidus étrangers. Dans un deuxième temps donc, le major Quintanilla envoya sur le terrain un consultant scientifique de «Blue Book», l'astronome J. Allen Hynek.
ET SI ZAMORA AVAIT ETE LE TEMOIN INDESIRABLE D'UN ESSAI SECRET DE LA NASA?
Hector Quintanilla, le directeur du projet « Blue Book », fut un temps convaincu que ce que Lonnie Zamora avait vu dans les collines de Socorro était un prototype de l'appareil de débarquement lunaire àv programme spatial Apollo (à droite). Quintanilla explora longuement cette piste, non sans raison. En effet, fin 1962, la NASA décida de construire cet appareil qui était une pièce majeure du dispositif américain pour le voyage vers la Lune. Le contrat fut signé le 14 janvier 1963. Trois mois furent consacrés à réaliser les plans du véhicule. Il s'agissait avant tout de dessiner un modèle qui garantisse la sécurité de l'atterrissage. Les concepteurs s'aperçurent rapidement qu'ils n'avaient pas besoin d'un véhicule aérodynamique, profilé, comme cela aurait été nécessaire dans l'atmosphère, l'appareil devant seulement évoluer dans le vide sidéral. La NASA décida que les systèmes de propulsion de l'appareil de débarquement seraient testés à White Sands, au Nouveau-Mexique. Elle prévoyait également d'effectuer avec le module lunaire des vols tests au Nouveau-Mexique. Au fil des ans, la maquette de l'appareil évolua considérablement. Finalement, la NASA porta son choix sur un énorme appareil en forme d'araignée très différent de celui que Zamora avait vu au Nouveau-Mexique, en 1964.
LE MEILLEUR ENQUETEUR AFFIRME QU'ON A VOULU ETOUFFER L'AFFAIRE
Parmi les nombreux spécialistes qui ont enquêté l'incident de Socorro, personne n'a fait un travail aussi fouillé que Ray Stanford, dont le livre la Soucoupe volante de Socorro (ci-contre) explique en détail l'affaire. Stanford, un médium qui a vu des ovnis, fut consulté à la demande du Comité national d'enquête sur les phénomènes aériens, un groupe privé de recherche sur les ovnis basé à Washington.
Convaincu que les autorités avaient essayé de dissimuler des éléments, Stanford découvrit quelques faits dérangeants. Tout d'abord, il semblerait que l'agent du FBI J. Arthur Byrnes Jr ait demandé que son nom ne soit pas mentionné dans le rapport de l'enquête officielle. De plus, Byrnes aurait donné comme consigne à Zamora de ne pas évoquer les deux silhouettes qu'il avait vues à côté de l'ovni. Quant au capitaine Holder, il aurait suggère à Zamora de ne pas parler des insignes qu'il avait remarqués sur l'appareil - hormis aux enquêteurs officiels. James McDonald, spécialiste de physique
atmosphérique, confia à Stanford que le département de chimie radiologique du service de santé publique de Las Vegas avait analysé des échantillons recueillis à Socorro. Un membre de l'armée de l'air aurait confisqué ces fragments, les comptes rendus de l'analyse, ainsi les photographies du lieu de l'atterrissage prises peu après par le policier d'État Ted Jordan. Ce film ne lui fut jamais rendu. Raison officielle invoquée: la pellicule a été endommagée.
UNE CONCLUSION FORMELLE
À Socorro, Hynek demanda à Zamora de lui relater avec précision tous les événements de ce fameux vendredi. Puis il inspecta méticuleuse-ment l'endroit de la rencontre. Mais, comme il ne découvrit pas de nouvel indice, il décida de changer d'approche et de se concentrer sur la personnalité de Zamora. Il espérait ainsi invalider le témoignage de Zamora, mais ne trouva rien de suspect. Au terme de son enquête, sa conclusion fut la suivante : « Mon opinion est que, cet après-midi-là, il s'est réellement, physiquement, produit quelque chose dans les collines de Socorro. » Une conclusion qui provoqua la fureur de Quintanilla, exaspéré qu'Hynek mette de l'huile sur le feu». Pourtant, comme Hynek, le major ne doutait pas de la véracité des propos de Zamora: un engin, c'est sûr. s'était trouvé physiquement présent sur les lieux. La véritable question était, selon lui, la suivante : s'agissait-il d'un engin extraterrestre ou d'un appareil de fabrication humaine?
Quintanilla poursuivit donc ses recherches dans une autre direction. En effet, l'armée de l'air possédait une base à Holloman, non loin de Socorro. N'était-il pas envisageable que Zamora ait assisté à un test effectué par un module de débarquement lunaire? Cette nouvelle piste déboucha sur une impasse: il n'y avait pas, en avril 1964, de véhicules lunaires opérationnels. Finalement, Quintanilla dut rendre son jugement sur l'affaire et il déclara l'objet «non identifié».
Mais l'armée n'était pas seule à suivre de près «l'affaire de Socorro», qui avait déjà fait grand bruit dans la presse. Le dimanche 26 avril, Jim et Coral Lorenzen, de l'Organisation pour la recherche sur les phénomènes aériens de Tucson (Arizona), commençaient leur propre enquête. Ils découvrirent que les empreintes laissées par les pieds de l'objet délimitaient un espace de trois mètres sur quatre. Rectangulaires, elles avaient une profondeur de 8 à 10 cm. Ils relevèrent aussi la présence de quatre dépressions circulaires, mesurant 10 cm de diamètre et 8 cm de profondeur. Ils attribuèrent ces marques aux pieds de l'échelle que les personnages avaient probablement utilisée pour sortir de l'engin. Quatre autres traces, avec une forme de croissant au milieu, furent trouvées là où se tenaient, d'après Zamora, les deux «enfants en combinaison blanche». Peut-être était-ce l'empreinte de leurs pieds?
Deux jours plus tard, le 28 avril, arrivait Ray Stanford, du Comité national d'enquête sur les phénomènes aériens, un groupe de recherche privé sur les ovnis. À son tour, Stanford interrogea Zamora et visita le site. Il ramassa sur une pierre des fragments qui ressemblaient à des éclats de métal. L'analyse, due à des chercheurs du Centre Goddard d'étude du vol dans l'espace de Green-belt, au Maryland, révéla que le prélèvement n'était que du sable. Cependant, Stanford s'en tint, lui, à la première version que lui aurait donnée un des chercheurs qui avaient fait l'analyse : les fragments étaient constitués d'un alliage d'acier et de zinc ne ressemblant à rien de connu sur Terre... Si certains enquêteurs, tel Donald Menzel, le démystificateur d'ovnis, ont jugé que Zamora avait été victime d'une farce, la plupart de ceux qui se rendirent à Socorro s'accordent à penser que Zamora a probablement vu un appareil expérimental secret. Néanmoins, certains spécialistes des ovnis persistent à croire que l'agent de police a réellement rencontré un engin extraterrestre. Et pour eux, historiquement, il s'agirait du premier cas sérieux de rencontre du troisième type.
UNE VRAIE RENCONTRE ?
Pourtant, si l'objet était réellement un véhicule extraterrestre, pourquoi cette forme, très proche d'un engin de fabrication humaine ? En effet, il est rarissime que les témoignages sur les ovnis mentionnent des vrombissements de moteur ainsi que des flammes brillantes.
Cependant, l'incident de Socorro demeure la seule affaire non résolue du projet «Blue Book» où il était question d'un engin qui aurait atterri et dont on aurait aperçu les occupants. Personne n'a encore réussi à lever le voile sur cette célèbre affaire. Mais Lonnie Zamora, lui, n'est pas revenu sur sa déposition malgré les pressions, les reconstitutions, les hypothèses et contre-hypothèses qui se sont succédé depuis ce fameux après-midi de 1964. Et, trente-six ans après les faits, il persiste dans ses déclarations: «Tout le monde a une explication à donner. Mais moi, je sais ce que j'ai vu. »
LE PLUS GRAND TELESCOPE RADIO DU MONDE EST PRES DE SOCORRO
Dans l'année qui suivit l'affaire de Socorro débutèrent les recherches pour trouver le site où installer le plus grand télescope radio du monde. Lorsqu'en 1972, le comité de sélection décida finalement qu'il serait construit à l'ouest de Socorro, dans une vaste plaine désertique du nom de San Augustin, certains ne manquèrent pas de voir dans ce choix une bien étrange coïncidence. La TGB, ou Très Grande Batterie, est constituée d'un ensemble de 27 antennes ayant une forme de disque et disposées en un gigantesque Y, sur près de 38 km. Démarré en 1975, le projet fut achevé en 1981, avec un an d'avance sur le programme.
Dans Contact, le best-seller de Cari Sagan qui fut adapté à Hollywood, la TGB est l'endroit où la première communication extraterrestre est captée. En réalité, la TGB a été utilisée à deux reprises pour des recherches d'intelligence extraterrestre (RIE). Une première fois en 1987 et, de nouveau, en 1995. Mais, dans les deux cas, il ne s'agissait que de recherches mineures n'ayant pas de rapport direct avec les principaux programmes des RIE. Cependant, certains se sont demandé si la rencontre de Lonnie Zamora n'avait pas influé sur la décision de localiser la Très Grande Batterie aux environs immédiats de Socorro.
Au début des années soixante, la question des ovnis mobilisait les esprits. C est dans ce contexte qu'éclata l'affaire de Socorro. C'est pourquoi elle fit l'objet d'une enquête détaillée, tant de la part des autorités que de groupes de recherche privés. J.Allen Hynek (a gauche), un expert du projet « Blue Book », convaincu par les marques d'atterrissage trouvées sur le site (a droite), en conclut qu'un engin s'était effectivement posé au Nouveau-Mexique. Mais était-il vraiment d'origine extraterrestre ?
Ce croquis montre l'engin et ses occupants. Parmi les détails intrigants, les traces trouvées sur le site, et l'étrange insigne vu par Zamora sur l'engin (encadré a gauche ).
SOCORRO
L'AFFAIRE DE
Dossiers
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