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Les experts militaire nous preparent un autre type de guerre pour l'an 2000: Les fusils mécaniques seront remplacés par des canons-laser automatisés, les soldats eux-mêmes seront supplantés par des robots miniatures ! la guerre du troisième millénaire sera HIGH-TECH ... ou ne sera pas .
gouvernements. Curieusement considérée comme une arme barbare et indigne de 1 humanité, on espère que son utilisation sera définitivement proscrite dans les conflits à venir. Il ne s'agit pourtant qu'une des techniques de destruction massive dont l'eclosion se profile a l'horizon du prochain millénaire.
Plusieurs instances internationales se sont d'ores et déjà élevées contre les programmes de recherche engages sur des moyens d'extermination à grande échelle, notamment dans la catégorie des armes «génétiques». Dans un récent rapport, le Comité International de la Croix-Rouge relevait que «les armes génétiques sont techniquement applicables a une grande échelle », ajoutant qu'il existe « une possibilité qu'elles soient utilisées à des fins politiques.» On sait maintenant que les savants de l'ex-Union Soviétique travaillaient sur des maladies transmissibles à l'aide «de gènes virulents» et cherchaient à créer des armes biologiques dites «à gènes spécifiques». À partir d'un principe simple -modifier génétiquement un virus pathogène pour augmenter sa résistance naturelle aux anticorps-il devenait possible, au moyen de quelques bombes bactériologiques, de répandre un virus indestructible à l'échelle d'une région ou d'un pays. Des bombes «anticités» telles celles lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, sont reléguées au rayon des «bombinettes»...
REPENSER LA GUERRE
Bombes incendiaires ou bactériologiques, le pouvoir dévastateur de tels engins semble inciter les stratèges à redéfinir la guerre pour lui donner un sens nouveau. La technologie guerrière moderne ayant élargi l'échelle des destructions que l'on peut infliger à l'ennemi, un conflit mené selon le bon vieux principe du bombardement massif conduirait inévitablement à une catastrophe humaine et économique chez des belligérants disposant du même arsenal. Que faire? Imaginer une guerre sans dégâts matériels ni pertes humaines ? Aberration, impossible paradoxe ! Que les hommes de troupes se rassurent, les scientifiques du monde entier planchent sur des projets technologiques toujours plus sophistiqués, s'orientant dans deux directions complémentaires et tout au bénéfice du soldat. La première option vise à rééquiper entièrement le combattant du futur: les armes conventionnelles seront remplacées par un armement high-tech largement automatisé et informatisé, qui renforcera la capacité du soldat à infliger la mort à distance... et donc sa protection personnelle. La deuxième option, plus radicale, consiste tout simplement à remplacer les combattants par des robots.
MILLE ET UNE FAÇONS DE TUER
Comme en son temps la fameuse bombe à neutrons, cette bombe incendiaire aux effets fulgurants semble provoquer une véritable répulsion au sein de la plupart des
Les soldats du troisième millénaire seront équipés de fusils-lasers à « visée précise» -l'arme détecte sa cible et fait feu automatiquement-, de casques vidéo à infrarouges et de lunettes à capteurs thermique
DE DEMAIN
GUERRE
BOMBES A ANTIMATIERE
Les experts militaires s'interrogent actuellement sur les possibilités de fabrication d'une arme utilisant l'énergie dégagée par des particules subatomiques. On peut effectivement obtenir de l'antimatière par la fusion de deux particules subatomiques de charges électromagnétiques opposées mais de masse identique (illustration de droite). Les charges opposées provoquent l'annulation mutuelle des particules et la libération d'une énergie puissante.
On estime qu'un kilo d'antimatière aurait une puissance explosive de 43 mégatonnes (l'équivalent d'une explosion de 43 millions de tonnes de TNT)... un «rendement» très intéressant car bien supérieur a celui de l'uranium ou de tout autre explosif nucléaire.
Problème: l'antimatière est si dangereuse à manipuler qu'il serait sage de la produire au beau milieu de l'espace. Mais nous n'en sommes pas là: les scientifiques du CERN, à Genève, ont jusqu'à présent réussi à produire 9 particules d'antimatière, mais qui n'ont survécu que durant 40 milliardièmes de seconde
GUERRE URBAINE
Beaucoup d'observateurs gardent en tête le drame de Sarajevo et prédisent que la guerre du futur sera une guerre de rues. Les champs de bataille découverts, où les moyens militaires sont dangereusement exposés aux attaques de l'ennemi, apparaissent désormais comme un anachronisme. Aussi les stratèges du Pentagone travaillent actuellement sur un programme baptisé MOUT (pour «opérations militaires en terrain urbain») dont l'objectif est «de conduire dans les meilleures conditions possibles des opérations militaires sur des surfaces construites». Ce type de stratégie a une nette influence sur le profil du soldat du XXIe siècle et sur son matériel
Le nouveau soldat MOUT n'est plus un homme de troupe, mais un combattant individuel. Portant un treillis de protection incorporant «des matériels réduisant la signature multi-spectrale » et des tissus spéciaux capables de le protéger contre divers rayonnements, le soldat MOUT est virtuellement indétectable.
Ceci n'est que l'un des nombreux atouts du soldat MOUT. Il portera un casque muni d'une caméra haute résolution miniaturisée, dont les images seront instantanément transmises par satellite à son quartier général. Cette même caméra vidéo permettra aussi de localiser les cibles nocturnes grâce à ses systèmes de vision infrarouge et de détection thermique. Par exemple, le soldat MOUT sera équipé d'une arme à «système de visée précise», sorte d'ordinateur portable qui, ayant repéré une radiation de chaleur émise par un sniper, localisera précisément la position de l'ennemi et déclenchera un feu automatique parfaitement ciblé. L'une des plus étonnantes caractéristiques de l'équipement ultra-sophistiqué des armées de demain est qu'il n'entraîne pas nécessairement la mort, contrairement aux armes classiques. Avec un Stingray, par exemple, une arme-laser à énergie variable mise au point par l'armée américaine, on peut se contenter d'aveugler l'adversaire. Mais si l'on utilise l'arme au maximum de sa puissance, le faisceau d'énergie sera si concentré que son effet sur l'ennemi s'apparentera à la découpe d'un jambon par un bistouri. Cette progressivité des effets est également un atout des armes acoustiques. Utilisées a faible puissance, elles servent à démoraliser ou a incommoder physiquement l'assaillant. Mais si l'on augmente le volume, la même arme provoque une mort instantanée.
De tous les environnements opérationnels, le milieu urbain a le privilège d'être à la fois le plus probable et le plus complexe. Reporter au Wall Street Journal, Greg Jaffe a pu assister à un entraînement du Corps des Marines qui confirme ce constat séculaire, et décrit en détail les difficultés des cadres et soldats prenant part à un exercice de 4 jours
LES NANO-GUERRIERS
La robotique jouera très vraisemblablement un rôle déterminant dans la guerre du futur. Capitalisant sur les possibilités croissantes de miniaturisation, les progrès dans ce domaine ont été foudroyants. Tout s'est très vite enchaîné à partir de la mise au point d'un moteur électrique qui ne faisait pas plus d'un millimètre de long. Cette invention a ouvert la voie à la nanotechnologie militaire, c'est-à-dire à l'élaboration de robots-guerriers infiniment petits. Équipés de systèmes de transmission ultra-perfectionnés, de tels robots sont notamment appelés à remplacer très rapidement les avions de reconnaissance, désormais trop repérables. Les robots-espions -qui devront malgré tout être largués d'un avion- constitueront autant de mouchards qui, dissimulés sur le sol, communiqueront à leur P.C. le type, le nombre et les mouvements des forces ennemies entrant dans leur champ de vision. Symbole de cette recherche futuriste : l'invention des robots-fourmis. Ces minuscules soldats mécaniques doués d'intelligence artificielle sont en effet susceptibles de remplacer des combattants de chair et de sang dans bien des domaines. Les experts de l'équipement militaire prédisent d'ailleurs leur apparition dans les vingt prochaines années.
LES ROBOTS-FOURMIS
À la fois très mobiles, très bien armés, et extrêmement résistants, les robots-fourmis pourraient être envoyés à la place des soldats «humains» sur les terrains d'opérations les plus dangereux. Ils présentent en fait de gros avantages : outre un faible prix de revient, leur taille lilliputienne les rend quasiment indécelables.
L'idée du robot-fourmi résulte des étonnantes performances, à la fois individuelles et sociales, patiemment observées et modélisées par les scientifiques. Par exemple, chacun de ces insectes peut transporter seul des objets pesant jusqu'à 60 fois son propre poids. Et le mode d'organisation qui règne au sein d'une colonie de fourmis assure une efficacité remarquable, que ce soit en termes de construction ou de destruction. C'est donc à partir de ces observations qu'a été conçu le robot MEMS, ou système micro-électro-mécanique.À l'image des fourmis, ces minuscules machines ont six pattes, sont en silicone, et peuvent remplir individuellement des missions très spécifiques. L'une sera capable de déchiqueter un câble avec ses pinces, une autre détruira des circuits informatiques en délivrant d'infimes doses d'acide. Celle-ci encore sera destinée à la communication, celle-là explosera au contact d'un véhicule ennemi. Certes un robot-fourmi ne dispose pas d'une charge suffisante pour détruire un tank, mais un «régiment» complet pourrait, chacun en tenant un rôle spécialisé, venir à bout d'une telle cible. Qualité suprême des robots-insectoïdes : ils sont si petits qu'ils peuvent difficilement être touchés par l'ennemi.
Larguées à partir d'engins téléguidés, ces machines de guerre seront enfermées dans des boîtes étanches qui ne s'ouvriront qu'à l'approche de la cible qui leur a été assignée. Même repérées puis détruites, elles pourraient être aisément remplacées ; dans le cadre d'une production de masse, leurs coûts de construction seraient sans rapport avec ceux, astronomiques, d'un seul avion de chasse moderne. Les robots-fourmis serviront en premier lieu à infiltrer et à brouiller les systèmes de transmission de l'ennemi, sans doute l'équipement le plus vital des guerres modernes. Privés de liaison entre eux et complètement désorganisés, les soldats pourront ensuite être combattus, à moindre risque, par des moyens plus conventionnels.
DES SOLDATS SURHUMAINS
En 1992, le général américain Sidney Schachnow donnait à l'École militaire John F. Kennedy de Fort Bragg (Caroline du Nord), une conférence sur les avantages à attendre de l'utilisation du sang synthétique dans les armées du futur.
D'après des spécialistes de la physiologie humaine, l'injection de sang synthétique présente de nombreux atouts par rapport aux transfusions classiques (ci-contre) :
« Le sang synthétique sera très précieux pour les opérations militaires car il est beaucoup plus riche en oxygène que le sang naturel. Les soldats ayant reçu du sang synthétique auront pratiquement les capacités d'endurance d'un surhomme. Il est clair qu'une telle résistance physique serait un énorme atout, notamment sous des climats difficiles. »
UN GEANT AUX PIEDS D'ARGILE
La miniaturisation croissante des armes implique en fait un remodelage complet de l'arsenal militaire. Déjà, certains types d'armes traditionnelles doivent être constamment modernisés au risque de devenir rapidement caduques -c'est le cas des blindés et des lance-roquettes. Mais même des armes de conception révolutionnaire, pour peu qu'elles soient de taille imposante, deviennent des proies faciles pour les petites merveilles nanotechnologiques. Prenons l'exemple du tout récent «Projet 48» de l'armée américaine. Il s'agit d'un robot de grande taille, commandé par un cerveau artificiel à structure siliconée et équipé d'un fusil. Ses détecteurs optiques et audio, très perfectionnés, lui permettent d'identifier une cible très facilement; il décide de façon autonome quand et sur quelle cible ouvrir le feu. Le tir qu'il déclenche alors est d'une cadence telle qu'il constitue un infranchissable barrage de plomb. Surnommé «Arnold» -sans doute en hommage au héros du film Terminator-ce robot est encore testé en laboratoire mais ses concepteurs prédisent que sa production débutera en 2002. Arnold est le prototype de l'arme presque parfaite. Il n'a qu'un seul point faible : sa taille.
Assez gros pour être détecté par un satellite ou par un avion de reconnaissance, Arnold sera une cible idéale pour des robots-fourmis. Quand des douzaines de minuscules armes microscopiques pré-programmées se déploieront sur la carcasse d'Arnold, sa puissance de feu sera annihilée en quelques instants. David battra Goliath à nouveau.
LA BOMBE A NEUTRONS
La bombe à neutrons -dont le principe est connu depuis les années 1950- a suscité un large débat public à partir de 1979. Elle fut alors présentée comme l'arme moderne et propre par excellence/ censée être une alternative aux bombes atomiques A (fission nucléaire) ou H (fusion).
Or une bombe à neutrons fonctionne exactement comme une bombe H car l'énergie qu'elle libère résulte d'une fusion, de deutérium et de tritium en l'occurrence. Différences avec la bombe H : la production de neutrons vers l'extérieur est largement amplifiée, tandis que les effets mécaniques (ondes de choc) et thermiques (vague de chaleur) sont atténués. En clair, ses rayonnements tuent les populations mais laissent intacts le matériel les routes et les constructions urbaines. L'engin fut à
LA CYBER-GUERRE
Aussi sophistiqué soit-il, Arnold est déjà une arme hautement vulnérable. Les concepteurs du «Projet 48» ne sont pas les seuls laboratoires militaires engagés dans une course technologique aussi coûteuse que vaine: qui peut garantir que l'arme absolue d'un jour ne sera pas obsolète dès le lendemain. Cette spirale de la recherche assure en tout cas une forme de dissuasion entre États: aucun n'est assez sûr de ses propres ressources pour déclencher un conflit... un doute qui, jusqu'à présent, a assuré l'équilibre de la terreur en matière de nucléaire.
Considérant les armements en cours de développement, la maîtrise de l'information sera sans doute la clé d'une guerre du troisième millénaire. Il s'agirait cette fois d'une bataille entre soldats-informaticiens, qui auront troque l'habit militaire pour un costume de ville. Mission : contrôle et surtout falsification de rinformation, afin que les combattants high-tech retournent le canon de leur arme à puces contre leurs propres troupes, et que les micro-robots s'entretuent joyeusement les uns les autres. Celui qui accédera à la maîtrise de l'information gagnera la guerre du futur.
Mais alors, à quoi bon la guerre, ne suffirait-il pas d'un bon jeu vidéo où s'affronteraient virtuellement les champions des nations voulant en découdre? Pendant ce temps, la vie continuerait ailleurs, paisiblement!
cet égard qualifié d« arme capitaliste» par excellence. Mais c'est aussi une engin particulièrement cruel. L'irradiation par neutrons ne provoque pas une mort immédiate : les victimes peuvent agoniser durant trois semaines. La production de la bombe à neutrons fut stoppée après les véhémentes protestations émises lors de la campagne mondiale pour le désarmement nucléaire.
Les nanotechniciens peuvent désormais concevoir des moteurs si petits qu'ils ne peuvent être observés qu'au microscope (photo). Cette technologie de ^infiniment petit a des applications militaires virtuellement sans limites. Elle permet notamment de fabriquer, en masse et à bas prix, de minuscules soldats-robots.
Dossiers
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